Troisième collectif des
Sans-papiers de Paris
Le Troisième Collectif des Sans-Papiers de Paris s'est formé au mois d'août 1996 à l'initiative d'immigrés sans papiers qui désiraient s'intégrer à la lutte du collectif de l'église Saint Bernard. Celui-ci préférant limiter le nombre de ses membres à 300, il a invité les nouveaux venus à constituer leur propre organisation pour mener le même combat, à ses côtés.
La première Assemblée générale du Troisième Collectif s'est tenue le 17 août. Le principe d'une structure ouverte à tous a été retenue.
A ce jour, le Troisième Collectif représente plus d'un millier de personnes, de 27 nationalités différentes (Chine, Asie du Sud-Est, pays du Maghreb et d'Afrique noire, Turquie, Haïti, etc.). Il a désigné une quinzaine de délégués qui sont assistés d'un groupe de soutien, constitué de bénévoles et de militants individuels ou membres de diverses organisations engagées dans la lutte pour la régularisation des sans-papiers, notamment les associations issues de l'immigration : Association des travailleurs marocains en France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des travailleurs turcs (ATT), etc.. Le Collectif s'appuie aussi sur l'aide d'avocats et de juristes.
OBJECTIFS
Le Troisième Collectif des Sans-Papiers de Paris se fixe pour objectifs :
Il assure, par ailleurs, la défense quotidienne des sans-papiers
interpellés, détenus, menacés d'expulsion, victimes
d'interventions policières ou devant faire face à des
procédures judiciaires compliquées et expéditives.
Une fois par semaine, depuis sa création, le Collectif se réunit
en Assemblée générale pour échanger des
informations et faire le point de la situation. Ces réunions sont
très suivies par les sans-papiers.
Le Troisième Collectif tient aussi une permanence hebdomadaire en
plusieurs points de Paris.
ACTIONS
Le Troisième Collectif, qui est membre de la Coordination régionale et de la Coordination nationale des Collectifs de Sans-Papiers, participe à toutes les manifestations de rue organisées pour soutenir la lutte des sans-papiers (par exemple la manifestation du 28 septembre 96).
Il mène par ailleurs des actions spécifiques
C'est pourquoi, le 29 octobre 96, les Sans-Papiers du Collectif et les militants qui les soutiennent ont occupé le centre de réception des Étrangers du Boulevard de Sébastopol.
En dépit de cette fin de non-recevoir de la part des autorités
préfectorales, le Troisième Collectif continue de se situer dans
une logique de négociation fondée sur son mémorandum ;
mais il souhaite que les discussions s'ouvrent au niveau des autorités
politiques, qui sont seules à même de résoudre le
problème.
En attendant ces discussions, le Troisième Collectif est
déterminé à poursuivre son action en vue d'atteindre son
objectif : la régularisation globale de tous les sans-papiers.